L'Afnic donne 6 conseils pour éviter le piratage de son site web

Usurpation de la page d'accueil, vol des données personnelles ou bancaires, ou même des textes et photos... Que l'on possède un blog de cuisine, une plateforme e-commerce pour vendre ses bijoux faits main ou un site vitrine pour présenter son entreprise, chaque propriétaire de site internet risque le piratage. Et avec celui-ci, viennent des pertes financières sans même parler d'une dégradation de son image.

À l'occasion du Safer Internet Day - qui s'est déroulé le 11 février - l'Afnic (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération) a délivré 6 conseils pour sécuriser son site internet.

Installer systématiquement les correctifs de sécurité

C'est le conseil numéro 1 ! Un correctif de sécurité est une simple mise à jour d'un logiciel fournie par l'éditeur, afin de perfectionner son produit et d'en supprimer les failles de sécurité. La grande majorité des attaques sur les sites est causée par une faille dans le logiciel qui supporte le site internet, dont les pirates n'ont plus qu'à profiter. Si on gère son site soi-même, il est donc indispensable de s'abonner aux alertes de sécurité de l'éditeur du logiciel utilisé. En cas de sous-traitance, il faut exiger de son prestataire qu'il installe les correctifs de sécurité dès leur parution.

Limiter le nombre d'utilisateurs et leurs droits

Il est classique que plusieurs personnes aient des droits de modification d'un site internet. Il faut pourtant veiller à maitriser leur nombre et leurs possibilités ; dans les faits, plus on est de fous, plus on prend des risques ! Il convient de prévoir pour chacun des droits spécifiques et restreints à leur champ d'action pour limiter les erreurs humaines. Chaque utilisateur dispose donc de privilèges uniques sur son compte, qu'il ne doit pas partager : par exemple, on peut autoriser une personne à publier des articles uniquement, tandis qu'une autre peut seulement modifier la mise en page du site.

Se former pour anticiper les risques

Bien se protéger, c'est d'abord bien se former. Beaucoup d'attaques peuvent être attribuées à une erreur humaine : plus on connaît les risques, mieux on les anticipe ! L'idéal est de s'entourer de prestataires externes de confiance qui géreront son projet de site internet en garantissant le meilleur niveau de sécurisation : agence web, freelance ou ESN (Entreprises de Services Numériques) par exemple. Pour ceux qui ne peuvent se permettre de faire appel à des professionnels, de nombreuses formations et guides officiels en ligne existent pour connaître et appliquer l'essentiel des bonnes pratiques en matière de gestion de site internet.

Bien choisir son mot de passe (encore et toujours)

Au moment d'acquérir un nom de domaine et de choisir son système de gestion de contenu (CMS), il convient de choisir un mot de passe de connexion suffisamment complexe pour éviter les piratages. « 123456 » ou « azerty » sont à proscrire ! Le plus efficace : un code assez long (minimum 10 caractères), intégrant des majuscules, des chiffres, des caractères spéciaux et évitant tout lien avec sa date de naissance, le nom de son entreprise, son animal de compagnie ou son adresse par exemple. Il est ensuite nécessaire de le modifier régulièrement pour d'autant plus réduire les risques.

Sauvegarder souvent

Le piratage d'un site internet peut avoir plusieurs conséquences, notamment : site indisponible, contenu modifié, propagation de virus, etc. Il est ainsi primordial d'effectuer des sauvegardes régulières et en lieu sûr. Certains prestataires et outils proposent une sauvegarde automatique planifiée. Et comme le dit l'adage, ce n'est jamais la sauvegarde qui échoue, c'est toujours la restauration : il faut donc penser à tester ses sauvegardes !

Protéger le nom de domaine et les données des visiteurs

Au-delà de ces bonnes pratiques techniques, la sécurisation d'un site internet passe également par la protection de son nom de domaine (le nom devant le .fr dans la barre d'adresse du navigateur). Plusieurs outils comme le verrou de registre (FR Lock) ou DNSSEC existent pour limiter au maximum les risques de piratage.

Enfin, pour les sites e-commerce en particulier, il est aujourd'hui indispensable d'avoir un certificat SSL. Outre la présence rassurante d'un petit cadenas dans la barre d'adresse du navigateur, c'est un moyen incontournable garantissant que les transmissions de données entre les internautes et le site sont protégées contre des pirates qui pourraient les intercepter (numéros de carte bancaire, photos, et toutes autres informations confidentielles).

Plus d'infos : https://www.afnic.fr

Fabrice MOLINARO