Il est difficile de dresser une liste exhaustive des applications liées au Web 2.0 tant les nouveaux services apparaissent à une vitesse prodigieuse. Il ne se passe pas un jour sans qu'un nouveau venu fasse son apparition ou bien qu'un service connaisse une petite amélioration.

Dans le cadre de ce dossier, nous avons fait le choix de nous arrêter sur les applications qui nous semblent les plus emblématiques du Web 2.0., des outils qui changent vraiment la vie de l'utilisateur.
Nous invitons le lecteur à se reporter également à l'article suivant sur le Web 2.0 au service de la veille et de la recherche d'information, qui complète ce panorama.

Nous avons choisi pour dans cet article, de présenter les applications dans l'ordre de leur popularité sur le net. C'est ainsi que viennent d'abord les blogs, puis le partage de ressources multimédia. Suivent les encyclopédies et les services de géo-localisation. La bureautique en ligne émerge encore doucement, du moins en Europe.

 

Blog

Les blogs (cf. ce mot dans notre lexique) sont des outils incontournables du Web 2.0. Ils sont, en quelque sorte, une amélioration de l'offre « Pages persos » des ancêtres tels que Multimania.fr et Respublica.fr. En effet, le système de création et de publication a été considérablement amélioré et il est désormais possible - pour le néophyte - de lancer un blog disposant d'une interface conviviale sans aucune connaissance en développement Web.
Parmi les prestataires proposant gratuitement de créer un blog, nous pouvons mentionner Haut et Fort (http://www.hautetfort.com/), OverBlog (http://www.over-blog.com/) ou encore Blogger (http://www.blogger.com/) de Google.
Outre ces services qui proposent d'héberger le blog sur leur plateforme (avec une adresse type comme "http://monjournal.hautetfort.com"), il est possible d'installer un logiciel de blog sur son propre serveur web pour disposer d'une plus grande autonomie ainsi que d'un nom de domaine propre. Le choix est là encore assez vaste : Dotclear (http://www.dotclear.net/), Worldpress (http://wordpress.org/) ou encore Drupal (http://www.drupal.org).

Partage de fichiers multimédia (photos, vidéos, audio)

Le Web 2.0 connaît aussi un important succès notamment grâce au développement des plateformes proposant aux internautes de publier leurs fichiers multimédias. La logique est toujours la même : c'est l'utilisateur qui produit le contenu et le poste sur la plateforme d'échange sans oublier d'y associer des tags (mots-clés) pour mieux identifier les contenus.
Parmi les sites les plus célèbres, citons : FlickR (http://www.flickr.com/) et Riya (http://www.riya.com/) pour le partage de photos ; YouTube (http://www.youtube.com/) et Dailymotion (http://www.dailymotion.com/) pour le partage de vidéos ; MySpace (http://www.myspace.com/) ou encore Odeo (http://odeo.com/) pour le partage de fichiers musicaux.

Encyclopédie collaborative en ligne

Si l'encyclopédie libre Wikipedia (http://fr.wikipedia.org) est toujours le wiki (voir ce mot dans notre lexique) le plus utilisé au monde, il existe un certain nombre d'autres wikis thématiques : Jurispedia (http://www.jurispedia.org/ -encyclopédie du droit), Geneawiki (http://www.geneawiki.com/ - encyclopédie sur la généalogie), Wikitravel (http://wikitravel.org/fr/ - guide de voyage), Wiktionnaire (http://fr.wiktionary.org/ - Dictionnaire libre), etc.
Notons cependant que de nombreuses encyclopédies, non collaboratives, étaient déjà présentes sur le net depuis des années. Mais ce sont les wikis qui sont emblématiques du Web 2.0.

Géo-localisation

Parmi les services de géo-localisation, le plus réputé reste Google Maps (http://maps.google.fr/), qui se présente comme un service gratuit proposant des cartes géographiques en ligne. L'utilisateur peut lancer une recherche sur un itinéraire, sur l'adresse d'un particulier ou bien d'une entreprise. Dans ce dernier cas, il suffit - par exemple - de mentionner « pizza » dans le champ « Vous cherchez » puis « boulevard Blanqui, Bordeaux » dans le champ « Où ? » pour voir s'afficher toutes les pizzerias installées à cet endroit. Différents types de plans sont disponibles : un plan classique, avec nom des rues ; un plan en image satellite, avec parfois une résolution très impressionnante, et enfin, un plan mixte qui associe plan et satellite. Il est possible de se déplacer facilement dans le plan puis de zoomer sur une zone de son choix. Google Maps permet désormais d'effectuer des recherches dans le monde entier.
Le Géoportail (http://www.geoportail.fr) de l'IGN (Institut géographique national) est circonscrit pour l'instant à tous les territoires français (y compris l'outre-mer). Il s'appuie comme Google, sur une cartographie précise, mais sur des photos aériennes d'une qualité parfois impressionnante (et pourtant limité dans la version gratuite, mais descendant à un pixel correspondant à 50 cm au sol...) et non des photos satellite. Il permettra dans le courant de 2007 la navigation en 3 dimensions.

Bureautique en ligne

Il est désormais possible d'accéder à des applications bureautiques en ligne. Face à la célèbre - et payante - suite Office de Microsoft, des acteurs du marché s'organisent pour proposer des outils gratuits accessibles directement via une interface web. C'est ce que certains appellent déjà le « Web Office », un concept qui peut toucher aussi bien le grand public que les travailleurs nomades, ainsi que les professionnels séduits par le travail collaboratif.
Ainsi, Thinkfree (http://www.thinkfree.com) offre un traitement de texte, un tableur et un logiciel de présentation assistée par ordinateur.
Mais il faut également suivre de très près Google Docs & Spreadsheets (http://docs.google.com/) proposant traitement de texte et tableur aux utilisateurs qui peuvent ensuite retravailler sur des documents en ligne et suivre l'historique des modifications.
Google possède aussi un argument de choc avec Calendar (http://www.google.com/calendar), son calendrier en ligne. Les utilisateurs peuvent ainsi accéder à leur agenda à partir de n'importe quel navigateur web, en tout point du monde, et/ou partager cette application avec un groupe de travail.

|cc| Fabrice Molinaro - décembre 2006

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