L’ADEB (Association des Editeurs Belges) a récemment publié une étude consacrée aux chiffres clés du marché du livre de langue française en Belgique en 2017.

Cette étude se fonde sur l’analyse des questionnaires envoyés par l’ADEB et le PILEn (Partenariat interprofessionnel du livre et de l'édition numérique) non seulement en amont de la chaîne, auprès des éditeurs belges et étrangers (majoritairement français) et des diffuseurs/distributeurs, mais également en aval auprès des libraires. Le Syndicat des libraires francophones de Belgique (SLFB) s’est chargé de rendre anonymes les chiffres récoltés auprès des libraires.

Le marché du livre imprimé de langue française en Belgique est marqué par une double caractéristique. Il faut, tout d'abord, noter une très forte influence de la France :  74% du marché est constitué de livres importés. Les phénomènes français y sont le plus souvent répercutés.
Par ailleurs, il convient de signaler un contrepoids possible des disciplines éditoriales locales : scolaire, parascolaire, sciences humaines.

Globalement, la part des éditeurs belges dans le marché du livre se maintient entre 2016 et 2017. Leurs ouvrages représentent aux alentours de 26% des achats de livres en langue française en Belgique. La relative stabilité du marché du livre de langue française en Belgique cache mal les différences entre « disciplines » ou catégories éditoriales. Leur poids reste très inégal selon les secteurs.
Ainsi, après une diminution en 2015 (- 6%), la bande dessinée, secteur locomotive, enregistre une augmentation de 6,9%. Toutefois, la littérature générale est sous pression : les ventes « grands formats » ont diminué de - 5,0% en 2017. Mais les ventes de livres de poche augmentent (+ 6,7%).

Plus d'infos (au format PDF : 2,7 Mo) : http://adeb.be/sites/502a034d9f83256166000004/assets/5b2f36b51dd647613f0000c8/StatADEB2018_versionFinale_DEF.pdf