L’offre numérique éditoriale pour les étudiants de niveau licence prend généralement la forme de livres numériques qui sont des fac-similés du livre imprimé. Ce type de support est difficilement repérable dans les statistiques éditoriales comme sur les plates-formes d’éditeur ou d’agrégateur.
Les ventes de livres numériques aux particuliers restant faibles, les éditeurs se tournent vers les clients professionnels et les bibliothèques, mais ils redoutent le piratage des fichiers et l’impact du numérique sur les ventes de livres papier. Ils retardent ainsi souvent la diffusion numérique des nouvelles éditions et mettent en oeuvre des dispositifs de gestion des droits numériques jugés pénalisants par les utilisateurs.

Un certain nombre d’offres faites aux établissements, négociées pour la plupart par le consortium Couperin, comportent des livres numériques pour les étudiants de niveau licence, mais de façon encore trop restreinte, peu lisible et peu visible, compliquée d’accès, dispersée sur des plates-formes hétérogènes et souvent peu ergonomiques.
En dépit de ses réticences vis-à-vis des modèles économiques pratiqués dans le cadre du « Prêt numérique en bibliothèque » (PNB), Couperin a incité les bibliothèques de l’enseignement supérieur à expérimenter ce dispositif, mais la réalisation du test nécessite au préalable des développements informatiques.

Achetés (souvent sans possibilité de récupérer les fichiers) ou acquis par abonnement, au titre à titre ou par bouquet, les livres numériques, en l’absence d’un régime de droit de prêt similaire à celui qui régit le prêt de livres imprimés, sont soumis à des modèles économiques très divers selon les licences d’usage établies par les fournisseurs. L’accès illimité, qui correspondrait aux attentes et aux besoins de l’enseignement supérieur, n’est pas la règle.

Cette étude sur « L’offre numérique éditoriale pour les étudiants » ébauche ainsi un état des lieux du marché mais aussi de l'offre qui en résulte en bibliothèques. Les facteurs défavorables à son développement et sa diffusion sont mis en balance avec les atouts et les opportunités qui pourraient permettre d'aller de l'avant dans un domaine qui fait l'objet de nombreuses réflexions et propositions depuis quinze ans sans avancées décisives.

Consulter cette étude (au format PDF, 1,2 Mo, 67 pages) : http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2018/69/5/rapport_definitif_22-02-2018_accord_CAB_905695.pdf