Nouvelle illustration des méfaits de l'e-réputation (cyber-réputation, web-réputation, réputation numérique…) négative.

Le quotidien gratuit Metronews s'est récemment fait l'écho de la mésaventure d'une candidate locataire à Paris. Le bailleur lui a expliqué que son profil internet convenait moins qu'un autre pour l'accepter comme locataire.

Au-delà du fait divers, et au-delà d'une question de fond que nous n'aborderons pas ici : sur quoi peut-on légitimement se fonder pour sélectionner un locataire ?, se pose à nouveau la question des traces qu'on laisse sur internet. Car dans ce cas c'est bien de cela qu'il s'agit : du profil de la personne sur divers réseaux sociaux sur lesquels elle est active.

E-réputation choisie versus e-réputation subie

En effet, l'e-réputation peut aisément se scinder en deux grands domaines.

L'e-réputation choisie : même si l'adjectif choisie est mal… choisi, celle-ci vise les traces qu'une personne laisse volontairement sur le net, pas forcément consciente des effets potentiels en cascade. C'est pourquoi nous la qualifions de "choisie" puisqu'elle est à l'intiative de la personne. C'est sur ce terrain qu'il y a encore beaucoup de travail de pédagogie à faire auprès des publics qui se lancent sur internet sans avoir trop conscience des conséquences de ce qu'ils y publient. Voilà pourquoi l'adjectif choisi est à prendre avec quelques nuances.

L'e-réputation subie  : il s'agit de la réputation qui est faite d'une personne par son entourage, par ce qui est publié sur elle. Elle peut être louangeuse ou simplement neutre, mais elle peut être tout à fait néfaste. C'est là que des nettoyeurs du net tels que Les Infostratèges, pionniers en la matière, ont leur rôle à jouer.

Tous surveillés grâce à internet  ?

Dans les deux cas, qu'on le veuille ou non, à moins d'être particulièrement vigilant et soigneusement absent de tout réseau social en ligne, chacun peut avoir un profil sur internet. Il importe de le savoir et d'en tenir compte, par exemple en jetant régulièrement un œil sur un moteur de recherche pour voir si des choses apparaissent sur soi-même  : opération narcissique ou paranoïaque, mais devenue nécessaire pour prévenir les déconvenues.

Comme le signale la candidate locataire éconduite, pour une fois le bailleur lui a donné la vraie raison de son choix en évoquant le profil internet. Mais combien le font ouvertement ? Nos clients nous rapportent régulièrement des anecdotes dont le point commun est qu'ils ne comprennent pas, parfois pendant des mois, pourquoi on rit dans leur dos, on les éconduit, jusqu'au jour où ils découvrent l'image qu'internet renvoie d'eux.

Tous traqués ?

En tout cas, l'habitude est prise à présent, de la part des employeurs, des clients potentiels, des banquiers, et maintenant des bailleurs, parfois de simples voisins, de "googliser" les personnes pour se faire une idée.

En savoir plus

Lire l'article de Geoffray Bonnefoy sur le site de Metronews : Paris : le propriétaire refuse de lui louer un appartement à cause de son "profil internet" du 29 avril2015 :
www.metronews.fr/info/paris-on-refuse-de-lui-louer-un-appartement-a-cause-de-son-profil-internet/

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