Le TGE Adonis — organisme qui a pour but de constituer un espace de navigation unique pour les principaux documents numériques multimédias en usage dans les sciences humaines et sociales (SHS) — a récemment publié la deuxième version de son « Guide des bonnes pratiques numériques ». Ce document se propose d'accompagner les chercheurs qui se lancent dans le numérique. En s’intéressant de manière détaillée aux formats et en faisant le point sur les pratiques les plus récentes, ce guide peut aussi répondre aux besoins de ceux qui souhaitent harmoniser ou mettre à niveau leurs corpus numériques existants.

Les rédacteurs de ce guide rappellent que le passage au numérique est devenu une priorité et souvent même une nécessité dans le paysage actuel de la recherche et de sa patrimonialisation :

  • Numériser comme procédé de communication et d’exploitation de l’information ;
  • Numériser comme procédé de conservation de l’information ;
  • Numériser aussi afin de traiter et d’analyser autrement et plus en profondeur les données, et de créer un patrimoine scientifique pour les générations à venir.

Mais s’ajoute aux opérations de numérisation le fait qu’aujourd’hui de plus en plus de données sont numériques dès leur création (la numérité selon Marie-Anne Chabin).

Le passage aux pratiques numériques n’est ainsi pas automatiquement synonyme de potentiel d’exploitation, ni d’archivage à long terme. Encore faut-il que les pratiques numériques soient en phase avec celles qui sont adoptées par les acteurs du paysage.

D’où l’importance de choisir des formats interopérables, c’est-à-dire des formats qui permettent l’échange des données et des informations : « l’objet » devient partageable et diffusable, car sa description sur le plan informatique respecte des formats standards ou bien des normes, soit encore des références internationalement reconnues.

Plus d'infos : www.tge-adonis.fr/ressources/le-guide-des-bonnes-pratiques-numeriques/15-09-11